Devanture du restaurant Kamo, dans le 10ᵉ arrondissement de Paris. ELISA NGUYEN PHUNG
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es bols de nouilles ensaucées défilent en 2D sous la pulpe de son index. « Ça, c’était délicieux », « ça aussi »… Comme bien des chefs, Nicolas Ricouard est du genre à raconter ses vacances par le menu. De retour d’une vingtaine de jours en Thaïlande, il entend d’ailleurs en faire profiter sa cuisine. Laquelle fait non seulement office de carnet de voyages, mais aussi de carnet de lectures. « Je puise une grande partie de mon inspiration dans les bouquins », confie l’intéressé, citant notamment Chine. Le livre de cuisine, des auteurs hongkongais Kei Lum Chan et Diora Fong Chan (Phaidon, 2020), l’un de ses ouvrages de référence.
Certains ont découvert sa cuisine chez Tempête, bar à vins posé cour des Petites-Ecuries, dans le 10e arrondissement de Paris. Voilà maintenant huit mois que les assiettes voyageuses du chef sont aussi sur les tables de Kamo, adresse qu’il a ouverte en novembre rue Martel, à moins de 100 mètres de là. « Un lieu pensé dans la même veine que le premier, mais dans un format encore plus accessible », résume Maxime Huteau, associé aux deux lieux aux côtés des restaurateurs Emile Bonnin et Hugo Audoire.







