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a France est en train de vivre l’un des solstices d’été les plus chauds depuis près d’un siècle. Avec des températures en journée pouvant atteindre localement 38 °C, des nuits tropicales ne descendant pas au-dessous des 20 °C, de nombreux départements en vigilance canicule, l’épisode météorologique n’est pas inédit, mais sa précocité et son intensité constituent une nouvelle alerte sur le dérèglement climatique à l’œuvre.

Autrefois rarissimes, ces phénomènes deviennent de plus en plus fréquents et de plus en plus problématiques pour la santé humaine, l’agriculture et la biodiversité. L’évidence factuelle des effets du changement climatique, étayée par la science, n’est visiblement pas suffisante pour provoquer la mobilisation qui s’impose à tous pour à la fois s’y adapter et surtout contrer ses conséquences en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES).

L’inaction climatique se traduit par l’incapacité de la communauté internationale à respecter ses propres engagements. Un groupe de scientifiques de renom vient ainsi d’acter que l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle, fixé dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat en 2015, ne sera pas atteint. Plutôt que de nous faire sombrer dans le défaitisme, ce constat doit nous inciter, au contraire, à redoubler d’efforts.