Edgar Jayet, à Paris, en 2024. Au premier plan : méridienne Unheimlichkeit (2023), en poirier massif et toile de coton, coéditée avec Chiarastella Cattana. STÉPHANE RUCHAUD
A 27 ans, ce designer est féru d’histoire, et cela se voit d’emblée. Rendez-vous donné devant son agence parisienne, près du boulevard Saint-Michel, et, déjà, avant même de vous faire entrer, il vous entraîne à la découverte des alentours. Au numéro 20 de la rue médiévale de l’Hirondelle ? Voici l’emblème de François Ier, une salamandre sculptée dans la pierre qui, au-dessus de la porte d’une demeure du XVIIIe siècle, proviendrait d’un palais disparu édifié pour la maîtresse du roi, Anne de Pisseleu, duchesse d’Etampes. Au 6, rue Gît-le-Cœur ? Voilà la plus ancienne salle d’armes de Paris, avec son sol traditionnellement recouvert de cuir. « On y tourne des films de cape et d’épée », savoure Edgar Jayet.
Lui-même a des airs de D’Artagnan avec ses cheveux mi-longs ondulés et son sourire conquérant, porte pour bague au doigt un poinçon antique qu’il a acquis aux enchères et dont il a fait la signature de son studio. S’attabler dans la ruelle à l’écouter parler, devant un café brûlant, c’est forcément traverser les époques. Et voyager…







