Dans un appartement d’Holon, près de Tel-Aviv, sur le site d’une frappe iranienne, le 19 juin 2025. LAURENCE GEAI/MYOP POUR « LE MONDE »
Jeudi 19 juin, le bureau de presse du gouvernement israélien, l’organe chargé de gérer les relations entre les autorités et les journalistes travaillant sur le territoire de l’Etat hébreu, a envoyé un e-mail aux correspondants étrangers installés sur place, précisant les directives quant à la censure. C’est le quatrième en moins d’une semaine, depuis le début de l’opération « Rising Lion » (« lion qui se lève ») contre l’Iran, commencée le 13 juin.
« Toute diffusion depuis les zones de combat et les sites d’impact nécessite l’approbation préalable du censeur pour pouvoir mentionner le lieu ou le décrire », détaille le message. Une autorisation écrite est nécessaire. Une ligne téléphonique, joignable vingt-quatre heures sur vingt-quatre, a été spécialement ouverte pour contacter le bureau du censeur militaire, une unité dépendant des renseignements de l’armée israélienne, dirigée par le brigadier-général Kobi Mandelblit.
Problème des sites sensibles
La mise à jour fait suite à des directives rappelées dès le lendemain des premières frappes israéliennes contre l’Iran. Selon la législation israélienne, tous les articles – dans les médias traditionnels comme sur les réseaux sociaux – traitant de la sécurité nationale et des questions connexes doivent être approuvés par le censeur avant publication. Mais les « directs » diffusés par les chaînes de télévision depuis les zones d’impact posent un problème plus immédiat. Ils permettent au régime iranien de constater la précision de ces frappes. Les autorités israéliennes laissent faire, la plupart du temps, quand il s’agit de zones civiles bombardées. Mais elles interviennent dès lors que des sites sensibles, comme des bases militaires, sont concernés.











