Minorquines Metalizado de chez Mibo, 39,40 €. MIBO
Comme les tongs, les espadrilles ou les Birkenstock, les minorquines sont les chaussures de l’été. Et pas d’un seul été… Durables et très abordables, elles vont à tout le monde, comme un gant. Il faut dire que la minorquine, ou avarca, fabriquée depuis au moins 1947 dans sa forme actuelle à Minorque, est dès l’origine une sandale tout-terrain, taillée pour en découdre avec la rudesse du relief de l’île et d’une existence de labeur.
Une semelle découpée dans un vieux pneu de voiture cousue à l’empeigne (dessus de la chaussure) à bout ouvert, une bride arrière, les deux en cuir de vache ou de porc, et les paysans de cette île des Baléares inventaient cette chaussure, conçue pour crapahuter sur les sentiers de chèvre de la garrigue. Mais avec l’arrivée du tourisme dans les années 1950-1960, la paysanne passe de l’ombre à la lumière, et met du beau monde à ses pieds (même la famille royale espagnole, paraît-il). Les premières fabriques artisanales ouvrent dans l’île. La machine à surpiqûres et la mode s’emballent, et le cuir lisse est remplacé par du raphia, du nubuck, du tissu végan, les teintes nature plongent dans des bains de couleurs, de paillettes… Mais sans jamais renier leurs fondamentaux.







