Romane Dicko (à droite), face à la Chinoise Jinesinuer Ayiman, lors des championnats du monde, à Budapest, le 19 juin 2025. FERENC ISZA / AFP
Lors des Jeux de Paris, la briseuse du rêve olympique de Romane Dicko était une judoka brésilienne, Beatriz Souza. A Budapest, jeudi 19 juin, c’est l’impressionnante Sud-Coréenne Hayun Kim qui s’est chargée de barrer la route de la finale à la Française de 25 ans.
En difficulté lors de sa demi-finale, Romane Dicko a été poussée à la faute par le judo offensif de son adversaire, qui a remporté le titre mondial en battant en finale la Japonaise Mao Arai. Sans solution et impuissante, la Française s’est logiquement inclinée, au jeu des pénalités, pendant le golden score (la prolongation).
Dix mois après sa désillusion des Jeux olympiques, et pourtant encore ultra-favorite dans sa catégorie des + 78 kg, Romane n’est pas parvenue à convertir ce statut en or mondial. Sous les yeux de Teddy Riner, présent dans le public, elle se console, comme à Paris, avec une médaille de bronze, arrachée de haute lutte face à l’Estonienne Emma-Melis Aktas.
Impressionnante lors de ses premiers combats, Romane Dicko s’est retrouvée à douter face à une adversaire en grande forme. Après sa première médaille de bronze olympique en 2021, la Tricolore était devenue pour la première fois - et magistralement - championne du monde un an plus tard. Cette année, la judoka n’a pas réussi à prendre sa revanche.







