Mélanie de Jesus dos Santos au milieu de ses coéquipières de l’équipe de France de gymnastique, à Bercy, pendant les Jeux de Paris, le 28 juillet 2024. LOIC VENANCE / AFP
Samedi 10 août 2024. Un hurlement retentit dans les coursives du vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines (Yvelines). Mathilde Gros vient de se faire éliminer de l’épreuve de vitesse individuelle. « A ce moment-là je me dis que ce n’est pas possible, que la douleur ne partira jamais », rembobine la Française, qui s’était offert le titre mondial sur la spécialité en 2022. Deux jours plus tôt, la pistarde avait déjà échoué en demi-finales du keirin. Comme ce fut le cas à Tokyo en 2021, elle quitte les Jeux olympiques (JO) pleine de regrets et sans médaille. « Quelque chose s’est cassé en moi, alors que je rêvais de cette compétition depuis des années. » Comprendre, depuis que Paris a officiellement été désigné hôte de l’événement, en septembre 2017.
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Devant son public, la délégation française a glané 64 récompenses – son plus haut total depuis les JO de 1900. Mais les crève-cœurs ont été inévitables, pour Mathilde Gros comme pour tant d’autres de ses représentants. Beaucoup d’athlètes ont dû composer avec une pression inédite, puis un soudain silence médiatique quand les caméras se tournaient vers les sourires et les podiums.






