Cérémonie commémorative d’Afro-Américains au fort de Cape Coast, important lieu de la traite négrière au Ghana, en août 2019. NATALIJA GORMALOVA / AFP
Comment réparer un crime contre l’humanité ? Quelle peut en être la compensation ? Qui doit payer et qui doit recevoir les dédommagements ? Le 15 février, les cicatrices de l’esclavage et de la colonisation, et les demandes de compensation qui en découlent, ont ressurgi au siège de l’Union africaine (UA), à Addis-Abeba.
« Aujourd’hui, les descendants d’Africains réduits en esclavage continuent de faire face à des disparités économiques, à des inégalités sociales, à une discrimination systémique et à des préjugés raciaux », a dénoncé John Mahama, le président du Ghana, face à ses pairs réunis en sommet. Un préjudice incommensurable pour lequel les 55 membres de l’organisation continentale ont demandé, d’une même voix, des comptes aux Etats européens et nord-américains. Les pays arabes, eux aussi impliqués dans l’esclavage, ne sont en revanche pas mentionnés.
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