Alors que la santé mentale a été désignée grande cause nationale en 2025, les hospitalisations d’adolescentes et de femmes jeunes pour tentatives de suicide ou automutilations ont augmenté massivement au cours de l’an dernier en France, notamment chez les 10-14 ans, selon des chiffres publiés mercredi 18 juin.
Près de 82 000 personnes âgées de 10 ans ou plus ont été hospitalisées au moins une fois pour un geste auto-infligé l’an dernier, soit une hausse de 6 % par rapport à 2023, et près des deux tiers d’entre elles (64 %) étaient des femmes, précise le service statistique des ministères sociaux (Drees).
Cela recouvre le nombre de tentatives de suicide et d’automutilations non suicidaires (scarifications, brûlures, coups contre un mur…), mais n’inclut pas les passages aux urgences sans hospitalisation, ni les hospitalisations en psychiatrie, en soins de suite ou à domicile.
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Si le nombre de patients hospitalisés a peu varié entre 2013 et 2019, avant de diminuer fortement en 2020, il « augmente continûment depuis », rapporte la Drees, qui s’appuie sur les chiffres du système national de données de santé (SNDS). La France connaît des hausses « massives » d’hospitalisations d’adolescentes et de femmes jeunes pour tentative de suicide ou automutilation, constate-t-elle. Chez « les très jeunes filles, âgées de 10 à 14 ans », elles ont bondi de 22 % entre 2023 et 2024 ; chez les 15-19 ans, de 14 %.






