Le logo d’une crèche La Maison bleue, à Paris, le 19 septembre 2024. DIMITAR DILKOFF / AFP
Défaillances en matière de qualité d’accueil, fausses déclarations, anomalies financières, refus de coopérer : l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) épingle la gestion du groupe de crèches privées La Maison bleue dans un rapport publié lundi 16 juin.
Le groupe, qui a fait l’objet d’investigations de mars à décembre 2024, a refusé de transmettre certains éléments et documents à la mission, déclare l’IGAS dans son rapport d’une centaine de pages. Mais les éléments recueillis et analysés « suffisent à démontrer d’importantes carences dans la gestion financière et comptable du groupe ».
L’inspection pointe des « pratiques, parfois intentionnelles, de transmission d’informations erronées à l’administration (communes, CAF) ayant systématiquement pour objet de maximiser les versements de fonds publics ». Certains constats « pourraient relever du champ pénal, notamment l’opération d’externalisation de l’immobilier du groupe ainsi que la perception de PSU [prestation de service unique] par des établissements ayant déclaré avoir cessé leur activité », ajoute l’IGAS.
S’agissant de la qualité de l’accueil, le rapport évoque des « manquements fréquents » au respect des règles d’encadrement et de qualification en crèche, carences relevées « dans 49 % des rapports de visite réalisés par les services de la protection maternelle et infantile en 2023 ».






