La Fondation Vallée, à Gentilly (Val-de-Marne), le 11 juin 2025. MATHIAS DUBOIS/« LE PARISIEN »/MAXPPP
Environ 300 personnes se sont rassemblées, mercredi 13 mai, à Gentilly (Val-de-Marne), devant l’hôpital pédopsychiatrique public Fondation Vallée, à l’appel de la Confédération générale du travail (CGT), pour dénoncer la suspension d’activité par l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France de quatre unités d’hospitalisation. Le rapport d’inspection définitif publié le 6 mai par l’ARS évoque des pratiques d’enfermement d’enfants et un recours à l’isolement jugé « usuel et banalisé » et dont la « traçabilité demeure insuffisante ».
Il fait suite à une première « mission d’inspection inopinée » de l’ARS, en novembre, à l’issue de laquelle les services d’hospitalisation à temps complet de l’hôpital ont été fermés le 27 février. Les 15 enfants et adolescents encore hospitalisés en février se sont vu proposer des solutions de prise en charge « adaptées », selon l’ARS.
Pour Estelle Habigand, secrétaire CGT de la Fondation Vallée, le document de l’ARS est « truffé d’erreurs et d’incohérences ». Elle regrette que « le rapport mélange constamment [les] situations de protection avec l’idée d’un enfermement arbitraire ». « Nous contestons la brutalité et la disproportion des décisions prises », a-t-elle déclaré lors du rassemblement regroupant des professionnels de santé, des représentants syndicaux et des élus de gauche.







