L’auteur britannique Frederick Forsyth, le 16 octobre 2013, à Hongkong. PHILIPPE LOPEZ/AFP
Si l’on avait dit à Frederick Forsyth, au début d’une carrière où la traque de sensations fortes n’a pas tenu une mince part, qu’il s’éteindrait chez lui à l’âge de 86 ans, il en aurait sans doute été surpris. L’écrivain britannique, ancien journaliste et espion, mort lundi 9 juin à Jordans (Buckinghamshire), écrivait ainsi, un brin faraud, dans ses Mémoires, L’Outsider (Albin Michel, 2016) : « Au cours de mon existence, j’ai échappé de justesse à la fureur d’un trafiquant d’armes à Hambourg, j’ai été mitraillé par un Mig pendant la guerre civile au Nigeria, et j’ai atterri en Guinée-Bissau au beau milieu d’un sanglant coup d’Etat. La Stasi m’a arrêté, les Israéliens m’ont chouchouté, l’IRA m’a réexpédié en catastrophe d’Irlande du nord (…). Et tout cela n’était que prémices et amuse-gueules. »
Tout cela a aussi nourri ses thrillers d’espionnage, genre dont il fut un maître incontesté. On estime à 75 millions le nombre d’exemplaires vendus à travers le monde, en 36 langues, de ses 24 livres, dont 14 romans – son premier, Chacal (Mercure de France, 1971) reste le plus connu.
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