Le sénateur écologiste du Val-de-Marne Pascal Savoldelli participe à une manifestation devant le Sénat, avant le vote de la « taxe Zucman », à Paris, le 12 juin 2025. EMMA DA SILVA/AFP
Devant le jardin du Luxembourg, à deux pas du Sénat, les activistes d’Oxfam, d’Attac et de 350.org avaient installé, dans la matinée du jeudi 12 juin, des effigies de Bernard Arnault et Vincent Bolloré clamant « Taxez-moi ! » ou « 2 %, ce n’est rien pour nous ! ». Le happening et la pression mise par la gauche n’y ont rien fait. Adoptée à l’Assemblée nationale en première lecture le 20 février, la proposition de taxe sur le patrimoine des ultrariches, inspirée par l’économiste Gabriel Zucman et présentée par Les Ecologistes, a été rejetée sans appel par les sénateurs.
Soutenu par toute la gauche, le texte visant à instaurer un impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des 1 800 Français détenant plus de 100 millions d’euros s’est heurté à l’hostilité résolue de la droite et des soutiens du gouvernement. Seuls 129 sénateurs – dont certains centristes – ont pris position en sa faveur, face à 188 voix contre. En commission, la proposition avait déjà été rejetée par les sénateurs, y compris dans une version où le taux aurait été limité à 1 % du patrimoine.







