Christian Tein, responsable de la cellule de coordination des actions de terrain, à Bourail, en Nouvelle-Calédonie, le 14 juin 2024. DELPHINE MAYEUR / AFP
Le leader indépendantiste kanak Christian Tein, en détention provisoire depuis un an dans l’enquête sur les émeutes mortelles en Nouvelle-Calédonie au printemps 2024, a été libéré, jeudi 12 juin, par la cour d’appel de Paris.
« Enfin des juges [ont] compris le fond du dossier », s’est réjoui Me François Roux, qui défend M. Tein. « C’est une première victoire mais le combat continue », a ajouté son deuxième avocat, Me Florian Medico. Le militant de 57 ans, qui comparaissait en visioconférence depuis le centre pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach (Haut-Rhin), s’est engagé à « répondre aux convocations de la justice » et à vivre chez sa compagne en Alsace.
Elu en août 2024 président du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), il a toujours nié avoir appelé à commettre des violences et se présente comme un « prisonnier politique ». Il est le chef de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), une organisation que la justice soupçonne d’être derrière les émeutes qui ont éclaté le 13 mai 2024 en Nouvelle-Calédonie, faisant 14 morts, dont deux gendarmes, et plus de deux milliards d’euros de dégâts.






