Le conseil des ministres a prononcé, jeudi 12 juin, la dissolution de la Jeune Garde, mouvement antifasciste, et de Lyon Populaire, un groupe d’ultradroite, a annoncé Bruno Retailleau. Dans un message posté sur X, le ministre de l’intérieur s’est félicité de cette décision et a promis de « ne rien laisser passer ».
En revanche, le décret de dissolution du groupe Urgence Palestine, qu’il avait annoncé en même temps que ceux de la Jeune Garde et de Lyon populaire, n’a pas été présenté en conseil des ministres.
Mi-mai, le ministre avait confirmé dans un communiqué son intention de dissoudre par décret les trois groupes, après avoir lancé, le 29 avril, des procédures contradictoires les visant. Il reproche à ces trois « groupements de fait de provoquer à des agissements violents contre les personnes, provocations bien souvent suivies d’effets ». Le leader de la France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a estimé sur X que cette décision, est un « signal terrible de contresens politique ». Le ministre de l’intérieur « s’aligne sur ses réseaux d’extrême droite qui multiplient les agressions violentes dans le pays », a dénoncé M. Mélenchon, affirmant que, en laissant faire, « [François] Bayrou assume une position d’encouragement à cette mouvance ».






