LETTRE D’ATHÈNES

Le cinéma Athinaion, à Athènes. AUTORISATION CINÉMA ATHINAION/NIKOLAS KOMINIS

C’est un art quasiment disparu que s’évertuent à perpétuer les gérants de l’Athinaion.

Dans le hall d’entrée de ce cinéma du centre d’Athènes, seul un vieux projecteur d’époque exposé devant le bar à pop-corn fait écho à l’aspect vintage des gigantesques affiches des films au programme, fraîchement peintes à la main et exposées sur la façade de l’établissement.

De Pierrot le fou à Avatar, en passant par la dizaine de films grecs produits chaque année, l’Athinaion commande et déploie chaque semaine depuis soixante-cinq ans les affiches peintes à la main des nouveaux films en exploitation dans ses salles. Une tradition progressivement disparue du monde du septième art à partir du milieu des années 1970, mais que les propriétaires successifs – tous issus de la même famille – de ce cinéma fondé en 1960 n’ont jamais abandonnée.