Un convoi de véhicules de sécurité, dont l’un transporterait le trafiquant de drogue Mohamed Amra, se dirige vers le palais de justice de Paris pour la comparution d’Amra à Paris, le 11 juin 2025. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Le narcotrafiquant Mohamed Amra, extrait mercredi 11 juin, dans la matinée, de la prison sous haute sécurité de Condé-sur-Sarthe (Orne), n’a pas répondu aux questions sur sa sanglante évasion en 2024, ont fait savoir à la presse ses avocats à l’issue de son premier interrogatoire au tribunal de Paris. M. Amra a ensuité été ramené à la prison de Condé-sur-Sarthe, selon une source proche du dossier.
Entendu pendant trois heures par les trois juges de la Juridiction nationale de lutte contre le crime organisé (Junalco) chargés des investigations, ouvertes notamment pour meurtres en bande organisée en récidive, M. Amra a fait « de simples déclarations » sans répondre sur le fond, a indiqué son avocat Lucas Montagnier. Le suspect a notamment évoqué « ses conditions » de détention « au quotidien », a précisé son autre avocat, Benoît David.
« Ce choix ne résulte pas d’un procédé, ni d’une défiance vis-à-vis de l’institution judiciaire, mais d’un constat inquiétant » : « Nous n’avons pas pu préparer cet interrogatoire dans des conditions sereines et conformes aux droits de la défense », a affirmé Me Montagnier.






