François Bayrou sur le plateau de TF1, le 10 juin 2024. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Le président de la République, le premier ministre et la ministre de l’éducation nationale : mardi 10 juin, après la mort à Nogent de Mélanie G., assistante d’éducation poignardée par un élève de 3e lors d’un contrôle inopiné des sacs mené par les gendarmes à l’entrée du collège, l’ensemble de l’exécutif a évoqué une série de mesures, dont l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. « Je nous donne quelques mois pour arriver à faire la mobilisation européenne [pour mettre en place cette interdiction]. Sinon (…) on commence à le faire en France. On ne peut pas attendre », a déclaré Emmanuel Macron. Avec quels outils ? « On sait faire de la reconnaissance faciale », a assuré M. Macron.

Les réseaux sociaux ont-ils joué un rôle dans le meurtre de Nogent ?

On l’ignore à ce stade. L’attaque s’est déroulée à l’entrée d’un collège ne connaissant pas de problèmes particuliers ; l’auteur présumé des coups de couteau est toujours en garde à vue, et la motivation de son geste est inconnue. « L’enquête nous dira s’il y avait un problème de santé mentale ou si c’est autre chose », a estimé le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau. L’origine de l’arme utilisée est également inconnue pour l’heure – le premier ministre, François Bayrou, a annoncé, mercredi, vouloir mettre en place des mesures de contrôle de l’identité lors de la vente d’armes blanches passant par Internet.