Olivier Nduhungirehe, le ministre des affaires étrangères rwandais, à Washington, le 25 avril 2025. JIM WATSON / AFP
Le Rwanda s’est retiré de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), dénonçant une « dérive » de cette organisation en faveur de la République démocratique du Congo (RDC), sur fond de conflit dans l’est de ce pays.
Les combattants du Mouvement du 23-Mars (M23), un groupe armé qui, selon des experts de l’ONU et des Etats-Unis, bénéficie d’un soutien militaire rwandais, ont réalisé des avancées rapides dans l’est de la RDC depuis janvier, s’emparant de villes-clés et de vastes territoires au cours d’affrontements qui ont fait des milliers de morts. Une partie de la communauté internationale, notamment la Belgique, ancienne puissance coloniale en RDC et au Rwanda, critique ouvertement Kigali pour son appui au M23, accusé de multiples exactions.
Samedi 7 juin, la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC a prolongé d’une année supplémentaire le mandat du président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, à la tête de l’organisation, alors que Kigali devait en prendre la présidence. « C’était chaud entre le ministre rwandais et celui de la RDC, qui dit que si le Rwanda prend la présidence, eux ne pourront pas se rendre au Rwanda pour les activités ou événements de la communauté. Le Burundi est aussi sur la même voie », avait confié à l’Agence France-Presse (AFP) un commissaire de la CEEAC, sous le couvert de l’anonymat.






