L
es inégalités de genre sont patentes : à la maison, dans la rue, au travail. Comment y remédier ? L’éducation, d’abord : on sait que les stéréotypes de genre s’installent dès le plus jeune âge. La loi, ensuite : elle pose des principes d’égalité et encadre certaines pratiques, comme l’égalité salariale, qui empêchent les injustices les plus criantes. Mais cela ne suffit pas, car les biais sont souvent invisibles, les préjugés tenaces et inconscients, les écarts d’opportunités bien réels.
D’où le recours à d’autres instruments, correctifs – et controversés – comme les quotas (par exemple les lois Copé-Zimmermann, en 2011, et Rixain, en 2021, en France qui imposent au moins 40 % de femmes dans les conseils d’administration et les organes de direction) ou encore les politiques diversité, équité, inclusion (DEI) qui visent à transformer en profondeur les organisations.
Il existe enfin un autre levier, plus individuel, plus discret, et très concret : le pouvoir de choisir. Les ménages sont de plus en plus attentifs aux conséquences de leurs choix de consommation : on s’interroge sur ce que l’on mange, sur la manière dont nos vêtements sont fabriqués, sur les modes de transport que l’on utilise.






