ans un contexte de crise du système productif dans la plupart des grands secteurs de l’économie mondiale et devant la menace d’un éclatement d’une crise financière à tout moment, la campagne en faveur d’un système de retraite par capitalisation a quelque chose de surréaliste, sinon d’ubuesque. Cette campagne prend une ampleur renouvelée, avec, à la manœuvre, toutes les forces conservatrices qui veulent restreindre le système de retraite par répartition, sinon en finir avec lui.

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Dès l’ouverture des négociations dans le cadre du « conclave » voulu par le gouvernement de François Bayrou, le patronat français, par la voix du président du Medef, avait fait savoir qu’il s’opposerait à l’augmentation du taux de cotisations vieillesse et qu’il fallait introduire « une dose » ou « un pilier » de capitalisation pour compléter le système par répartition. Cette proposition fut théorisée par la Banque mondiale dans les années 1990 à l’aube de la mondialisation néolibérale, reprise en chœur par tous les partisans du capitalisme financier. Disons-le nettement : tout est factuellement faux dans l’argumentaire en faveur de la capitalisation.