Donovan lors de ses débuts dans l’émission « Ready Steady Go! », à Londres, en janvier 1965. CA/REDFERNS/GETTY
« Toute la nuit on s’aimait/Quand Donovan chantait/Un truc qui me colle encore au cœur et au corps », susurrait Laurent Voulzy, en 1977, dans son tube Rockollection. En associant dans sa mémoire musicale le chanteur écossais aux grands des années 1960, Beatles ou Bob Dylan. Le « truc » se nommait Mellow Yellow, un blues joué par une fanfare, arrangé par John Paul Jones, futur bassiste de Led Zeppelin, et sexuellement connoté avec sa « banane électrique ». Donovan Leitch affichait sa couleur, un jaune tendre en harmonie avec celles du psychédélisme qui régnait à Londres et San Francisco en 1966.
Une décennie plus tard, sa voix douce et son humeur joviale n’étaient pourtant plus dans l’air du temps. Ses albums avaient disparu des classements de ventes après la parenthèse glam rock de Cosmic Wheels (1973), qui l’avait vu duettiser avec Alice Cooper, dans Billion Dollar Babies. En pleine déflagration punk, Donovan incarnait surtout la quintessence de cet esprit hippie célébré par Michel Delpech dans Wight Is Wight – « Dylan Is Dylan/Viva Donovan » –, mais désormais honni.
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