Une unité mobile de l’Etablissement français du sang, à Afa, près d’Ajaccio, en mars 2020. PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Face à la « tension permanente » qui règne en France sur les stocks de produits sanguins, les députés ont voté, mercredi 4 juin, en faveur d’une proposition de loi qui vise à protéger les salariés souhaitant donner leur sang sur leur temps de travail. Le dispositif a été encadré pour répondre aux craintes des employeurs.
« Il est indispensable d’élargir notre vivier de donneurs, de lever les freins à l’engagement régulier en faveur du don du sang et de reconnaître le don comme acte citoyen », a plaidé le député Les Républicains Pierre Cordier, auteur du texte. Il a rappelé que la France faisait face à une « tension permanente » sur ses stocks de produits sanguins et particulièrement sur les médicaments dérivés du plasma, importé aux deux tiers des Etats-Unis.
Adoptée en première lecture à 125 voix contre 12 et désormais transmis au Sénat, cette proposition de loi transpartisane prévoit un aménagement du temps de travail des salariés et des agents publics pour leur permettre d’aller donner leur sang, leurs plaquettes ou leur plasma. Ils pourront le faire via une « autorisation d’absence » qui ne pourra pas entraîner de baisse de rémunération.






