Un camp de déplacés soudanais ayant fuit le camp de Zamzam, à Tawila, dans la région du Darfour (Soudan), en avril 2025. AFP
Au moins 14 personnes ont été tuées, mercredi 4 juin, dans un bombardement d’un camp de déplacés au Darfour, une région de l’ouest du Soudan au cœur de violents combats entre l’armée régulière et les paramilitaires, a affirmé un groupe de secouristes, accusant les paramilitaires.
« Les Forces de soutien rapide ont bombardé à l’artillerie lourde un marché et des habitations dans le camp d’Abou Chouk, tuant 14 personnes et blessant plusieurs autres », selon une cellule d’urgence locale, l’un des nombreux groupes de volontaires qui fournissent une aide à la population depuis le début de la guerre en avril 2023. Ce camp, qui abrite des dizaines de milliers de personnes ayant fui la guerre, est situé à la périphérie d’El-Fasher, capitale du Darfour-Nord assiégée par les paramilitaires depuis plus d’un an.
Un avion-cargo a par ailleurs été bombardé mercredi, peu après son atterrissage, à l’aéroport de Nyala, capitale du Darfour du Sud, ont rapporté à l’Agence France-Presse (AFP) plusieurs témoins. Ni l’armée, menée par le général Abdel Fattah Al-Bourhane, dirigeant de facto du pays depuis le coup d’Etat de 2021, ni les Forces de soutien rapide (FSR) de son ex-adjoint, le général Mohammed Hamdan Daglo, n’ont donné d’informations concernant des frappes à Nyala.






