Les jours passent, mais la tension reste vive au sein de la rédaction du Télégramme, quotidien breton diffusé chaque jour à plus de 161 000 exemplaires. Nombre de journalistes témoignent de leur « malaise » depuis la publication, le 25 mai, d’un éditorial titré « Stop à l’agit-prop anti-Bolloré ». Ce texte critiquant les manifestations autour des propriétés finistériennes de Vincent Bolloré qui « contribue au pluralisme des idées dans un pays longtemps soumis à une certaine doxa médiatique » est signé Hubert Coudurier, directeur de l’information du titre dirigé par la famille Coudurier depuis la Libération.
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La Société des journalistes du Télégramme (SJT) qui prétend porter la voix de la moitié des 220 rédacteurs de l’entreprise, dénonce un éditorial « trompeur ». Dans une communication rendue publique, le 27 mai, la SJT reproche à M. Coudurier d’omettre de préciser sa collaboration à CNews, télévision appartenant à M. Bolloré. Surtout, l’organisation dénonce un « parti pris » qui « tranche avec la tradition de Télégramme (…) qui a toujours refusé de s’inscrire dans un courant politique ».






