Mohamed Amra, escorté par des policiers à l’aéroport international Henri-Coanda, près de Bucarest, en Roumanie, le 25 février 2025. OCTAV GANEA / AFP
Le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, a déclaré, mercredi 4 juin, qu’il préférait que le juge se déplace plutôt que d’extraire Mohamed Amra de sa prison ultrasécurisée. Mardi, l’avocat du narcotrafiquant avait affirmé que son extraction était prévue « la semaine prochaine » pour un interrogatoire dans le bureau des juges d’instruction de la juridiction nationale de lutte contre le crime organisé (Junalco).
« Faire sortir des types aussi dangereux d’une prison, ce sont des risques majeurs. Il faut que nous nous y adaptions et qu’on entende soit que le juge se déplace, soit qu’il y ait une visioconférence », a affirmé le ministre de l’intérieur sur RTL.
« Chaque extraction consomme des moyens du ministère de l’intérieur – et ça coûte cher aux contribuables – mais surtout, à chaque fois, ce sont des risques et nous nous sommes battus sur la loi narcotrafic pour qu’il y ait précisément un dispositif qui rend obligatoire l’audition de ces gens-là par visioconférence », a-t-il ajouté. « C’est fondamental parce que sinon nos policiers, gendarmes, les agents de la pénitentiaire peuvent risquer leur vie », a encore souligné M. Retailleau.






