Le chef de la délégation russe et conseiller présidentiel, Vladimir Medinski, après une réunion au palais Çiragan, le jour du deuxième cycle de pourparlers entre la Russie et l’Ukraine, à Istanbul, le 2 juin 2025. EMRAH GUREL / AP
Arc-boutée sur son refus d’une trêve de trente jours en Ukraine, la Russie ne cache pas son manque d’appétence pour la paix. « Il serait erroné d’attendre des décisions et des avancées immédiates », a déclaré, mardi 3 juin, Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe, dans une allusion aux consultations russo-ukrainiennes qui se sont tenues la veille à Istanbul sous l’égide de la Turquie, sans grand résultat.
Une fois de plus, la rencontre diplomatique d’Istanbul, la seconde de ce type cette année, a révélé le fossé qui sépare les positions de Kiev de celles de Moscou, les deux parties ayant établi des lignes rouges mutuellement exclusives écartant la probabilité d’une solution rapide. A travers son intransigeance dans les pourparlers de paix avec l’Ukraine, que son aviation continue de pilonner à coups de missiles de croisières et de drones, le président russe, Vladimir Poutine, envoie un message clair : il n’acceptera un règlement qu’à ses propres conditions et poursuivra sa guerre tant que celles-ci n’auront pas été satisfaites.









