L’activiste prodémocratie et droits LGBT Jimmy Sham arrive à sa résidence après quatre ans et trois mois de prison à Hongkong, le 30 mai 2025. TYRONE SIU / REUTERS

Jimmy Sham, figure du mouvement prodémocratie à Hongkong et leader de la coalition à l’origine des importantes manifestations de 2019 dans l’ex-colonie britannique, a été libéré vendredi 30 mai après plus de quatre ans de prison.

« J’essaie encore de comprendre ce que je peux et devrais faire à l’avenir, et où se trouvent les lignes rouges », a dit l’activiste de 37 ans à la presse. Il fait partie des 45 opposants condamnés à la fin de 2024 pour avoir tenu une élection primaire officieuse en 2020 en vue des élections au Parlement local, avec l’objectif de forcer à la démission la dirigeante pro-Pékin de l’époque.

En vertu de la loi sur la sécurité nationale, imposée par Pékin à Hongkong en 2020 après les manifestations prodémocratie de 2019, ils s’étaient vu infliger des peines de prison ferme, la justice considérant cette initiative comme un complot visant à subvertir le pouvoir de l’Etat. Quatre autres condamnés ont déjà été libérés à la fin avril, dont l’ancienne députée de l’opposition hongkongaise Claudia Mo.

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