Livre. Le syndrome du scarabée ? Il sévit fréquemment, de manière insidieuse, lors des entretiens d’embauche. Ce processus mental conduit les recruteurs à favoriser souvent inconsciemment « des candidats qui leur ressemblent – même cursus scolaire, voire promotion, expérience professionnelle similaire, loisirs communs ». En conséquence, « ils finissent, sans forcément s’en rendre compte, par recruter des profils très similaires », note Marie-Sophie Zambeaux, fondatrice du cabinet de conseil ReThink RH.
Il s’agit là, explique-t-elle, de l’un des nombreux biais cognitifs qui peuvent parasiter les processus de recrutement. Effet Pygmalion, biais de la désirabilité sociale, effet d’autruche… Au total, plus de 180 « raccourcis mentaux », spontanés et inconscients, pourraient avoir une influence sur les choix des organisations, permettant de favoriser certains candidats. Ceux ayant suivi les mêmes études que les recruteurs, mais aussi ceux ayant « l’air le plus assuré », « l’apparence la plus soignée » ou encore ceux « rencontrés en premier ou en dernier ».
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