Ngugi wa Thiong’o serre la main d’un jeune admirateur le 13 juin 2015 lors d’une séance de dédicaces célébrant le jubilé d’or de son premier livre, « Weep Not, Child », à Nairobi, la capitale kenyane. TONY KARUMBA / AFP
Le célèbre écrivain kényan Ngugi wa Thiong’o, plusieurs fois cité comme un possible prix Nobel de littérature, est mort mercredi 28 mai à l’âge de 87 ans, a annoncé sa fille sur Facebook. « C’est avec le cœur lourd que nous annonçons le décès de notre père, Ngugi wa Thiong’o, ce mercredi matin », a écrit Wanjiku Wa Ngugi, ajoutant : « Il a vécu une vie bien remplie et s’est bien battu. »
Considéré comme l’un des écrivains les plus influents d’Afrique de l’Est, il est l’auteur d’une œuvre reflétant la terre et le peuple dont il était issu, sans suivre les traces de la tradition occidentale.
Emprisonné par les autorités kényanes en 1977 et 1978, notamment pour avoir écrit des pièces de théâtre qui s’attaquent aux élites du pays, il décide d’abandonner l’anglais pour écrire dans sa langue natale, le kikuyu, choix radical mais capital dans une œuvre marquée par la lutte contre les inégalités.
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