Deuxième à gauche, le chef du Parti réformiste britannique, Nigel Farage, en compagnie d’élus de son parti, à Londres, le 6 mai 2025. TOBY MELVILLE/REUTERS

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oilà plus de deux décennies que Nigel Farage, le chef de file du parti d’extrême droite Reform UK, fascine les médias britanniques. Ils se délectent de ses propos sans filtre sur les migrants et de ses poses, cigare au bec, pinte de bière à la main et chaussettes « Union Jack » aux pieds. Mais, jusqu’à présent, ce nationaliste old school qu’ils ont baptisé « Mr Brexit », pour avoir été le premier à s’en faire l’avocat, passait pour l’éternel poil à gratter de la politique britannique. Il irritait les travaillistes et, surtout, les conservateurs, qui redoutaient qu’il divise leur électorat, mais personne ne le prenait vraiment au sérieux.

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