Pour avoir roulé à moto sur un manifestant et l’avoir frappé en marge d’une mobilisation contre la réforme des retraites en 2023, deux policiers de la brigade de répression de l’action violente motorisée (BRAV-M) ont été condamnés à de la prison avec sursis, lundi 26 mai à Paris. Un troisième policier, soupçonné d’avoir porté un coup de pied au manifestant, a été relaxé, le tribunal correctionnel ayant considéré qu’il ne s’agissait pas d’une violence volontaire.
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« Etant donné la gravité des faits », le conducteur de la moto, Vincent V., a été condamné à douze mois de prison avec sursis, cinq ans d’interdiction de port d’armes et surtout une interdiction définitive d’exercer la fonction de policier ou de gendarme. Un autre fonctionnaire, Mathias M., a été condamné à huit mois de prison avec sursis pour avoir frappé le jeune homme de manière intentionnelle. Ces peines sont plus sévères que celles réclamées par le parquet. « C’est une décision que nous n’acceptons pas ! », a déclaré Jérôme Spyridonos, avocat du conducteur, qui va faire appel du jugement.






