Les débris d’une maison détruite lors d’un bombardement russe à Markhalivka, un village de l’oblast de Kiev, le 25 mai 2025. THOMAS PETER/REUTERS
Les habitants de Pavlohrad, dans l’est de l’Ukraine, sont d’abord tirés de leur sommeil par les rafales de canons antiaériens. La nuit du 21 au 22 mai s’annonce longue et pénible. Aux salves frénétiques se mêle progressivement le bourdonnement des moteurs des drones longue portée russes de type Shahed, approchant ou piquant soudainement sur leurs cibles dans un crescendo terrifiant.
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Les riverains de la rivière Vovtcha, qui traverse du nord au sud cette agglomération de 100 000 habitants, sont aux premières loges, parce que ces drones suivent souvent les cours d’eau pour éviter les obstacles. Des déflagrations assourdissantes retentissent, provoquées par les charges explosives des Shahed, soit abattus en vol, soit atteignant leur cible.
Le bombardement dure une vingtaine de minutes, en trois vagues. Au total, trente explosions, qui font trembler les murs et vibrer les fenêtres. « Elles réveilleraient un mort », soupire, le lendemain matin, la réceptionniste aux yeux lourdement cernés d’un motel miteux bordant la route principale Dnipro – Pokrovsk. La veille, sarcastique, elle souhaitait une « nuit ennuyeuse » à ses clients.







