Le candidat d’extrême droite Slawomir Mentzen, après les résultats du premier tour de l’élection présidentielle polonaise, à Varsovie, le 18 mai 2025. KASIA STREK/REUTERS
Après le choc du premier tour de l’élection présidentielle, le 18 mai, qui a vu une poussée inédite de l’extrême droite – 21 % au total, dont 15 % pour le représentant du parti Konfederacja, Slawomir Mentzen, arrivé en troisième position –, l’entre-deux-tours a réservé aux électeurs polonais une surprise de taille. Le troisième homme a invité les deux finalistes, le libéral Rafal Trzaskowski et l’ultraconservateur Karol Nawrocki, à débattre avec lui, chacun séparément, sur sa chaîne Youtube, afin que « [son] électorat puisse se faire une idée » et savoir sur qui reporter ses voix le 1er juin.
En amont, l’entrepreneur de 38 ans avait préparé une déclaration en huit points conformes à son programme que les deux candidats au second tour étaient invités à signer. Le document, reflet de son approche libertarienne de la liberté d’expression ou de la politique économique, devait engager le futur président à ne signer aucune loi qui transférerait davantage de prérogatives à l’Union européenne ou qui permettrait l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN.









