L’acteur et réalisateur algérien Mohamed Lakhdar-Hamina, à Montpellier, le 3 novembre 1986. ÉRIC CATARINA/GAMMA RAPHO

Le vendredi 23 mai 1975, il avait reçu la Palme d’or au Festival de Cannes pour Chronique des années de braise. Le cinéaste algérien Mohamed Lakhdar-Hamina est mort cinquante ans plus tard, jour pour jour, vendredi 23 mai, à Alger, à l’âge de 91 ans.

« Je ne cesse de porter mon bled avec moi », disait ce fils de modestes paysans des hauts plateaux, qui s’était voué à la réhabilitation de la culture arabe. Né le 26 février 1934 à M’Sila, dans les Aurès, Mohamed Lakhdar-Hamina fait, à partir de 1952, ses études en France, à Antibes (Alpes-Maritimes), où il rencontre sa future femme, une Française, avec laquelle il élèvera quatre fils.

Pendant la guerre d’Algérie (1954-1962), son père est enlevé, torturé et tué par l’armée française. Lui-même entre au Front de libération nationale (FLN), puis, appelé sous les drapeaux, il déserte pour rejoindre le gouvernement provisoire de la République algérienne, à Tunis. Quand on lui demande son métier, il répond « cinéaste », affirmation d’une vocation plus que d’une expérience, car il n’a encore rien tourné.

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