Après une frappe de drone israélienne à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 23 mai 2025. BASHAR TALEB / AFP
Le 20 janvier, Mohammed Al-Najjar est retourné chez lui à Rafah, à l’extrémité sud de la bande de Gaza. Le jeune avocat de 24 ans, déplacé par les bombardements israéliens à Deir Al-Balah, dans le centre de l’enclave, a profité de la trêve, entrée en vigueur la veille, pour aller voir la maison familiale, accompagné de son frère. Sur place, le duo découvre que le bâtiment de six étages a été transformé en un tas de ruines où s’entremêlent ferraille, morceaux de meubles et bouts de plastique.
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Mohammed, qui est aveugle, raconte la scène par téléphone, telle que son frère la lui a décrite, depuis le dernier étage d’un immeuble de Deir Al-Balah où il a trouvé une connexion. Les autorités israéliennes continuent d’interdire aux journalistes étrangers de pénétrer dans le territoire palestinien. La conversation est entrecoupée par le crépitement d’armes automatiques, tout proche. « Dans notre quartier, il ne restait qu’un seul bâtiment debout : une bâtisse incendiée, où personne ne peut vivre, raconte Mohammed. On n’arrivait pas à retrouver nos repères, où était notre rue, les maisons. Il n’y avait plus rien. »






