Manifestation après une décision prise par le gouvernement italien de demander au maire de Milan de cesser d’enregistrer à l’état civil les naissances d’enfants de couples homosexuels. A Milan, le 18 mars 2023. CLAUDIA GRECO / REUTERS
Refuser de reconnaître légalement les mères non biologiques sur les certificats de naissance des enfants conçus par insémination artificielle est inconstitutionnel, a statué, jeudi 22 mai, la plus haute juridiction d’Italie. La Cour constitutionnelle d’Italie a « jugé discriminatoire le fait de ne pas reconnaître les deux mères », une décision qui « devient concrètement une loi », a déclaré à l’Agence France-Presse Michele Giarratano, l’avocat de familles homoparentales dans le nord du pays.
Cette décision a été saluée comme « historique » par l’opposition de centre gauche en Italie, où la cheffe du gouvernement ultraconservateur Giorgia Meloni est connue pour sa défense des valeurs familiales traditionnelles et ses critiques de ce qu’elle appelle le « lobby LGBT ».
Risque de perte des droits parentaux
Les unions civiles entre personnes du même sexe sont devenues légales en Italie en 2016, mais la législation sur les droits parentaux pour les couples de même sexe reste floue. Encouragés par plusieurs décisions judiciaires, les maires ont, ces dernières années, commencé à inscrire les deux parents sur les certificats de naissance.










