La ministre de l’éducation, Elisabeth Borne, lors de son audition par la commission parlementaire sur les violences à l’école, à Paris, le 21 mai 2025. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Des progrès à faire dans le recueil de la parole des élèves, une culture du signalement à renforcer, des interrogations sur l’indépendance et la transparence des inspections, un désintérêt des autorités vis-à-vis de l’enseignement privé… Au-delà des six heures d’audition du premier ministre, François Bayrou, qui ont tourné à l’affrontement politique, la commission parlementaire sur les violences à l’école a souligné, en deux mois et près de 140 personnes auditionnées, une série de dysfonctionnements qui nuisent à la détection et à la prise en charge des violences commises par les personnels de l’éducation sur les élèves.

« L’Etat n’a pas été au rendez-vous. Il lui appartient aujourd’hui de l’être pleinement », a reconnu la ministre de l’éducation nationale, Elisabeth Borne, mercredi 21 mai, lors de la toute dernière audition. Au-delà du cas emblématique de Notre-Dame-de-Bétharram, près de Pau, qui a déclenché les travaux des députés, il existe « des dizaines d’établissements » où « des collectifs de victimes se sont constitués », précise la ministre.