n premier ministre en exercice s’expliquant pendant plus de cinq heures devant des députés sur l’un des sujets de société les plus brûlants du moment : l’audition de François Bayrou devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur « les modalités du contrôle par l’Etat et de la prévention des violences dans les établissements scolaires », mercredi 14 mai, n’avait rien de banal.
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L’audition de François Bayrou sur l’affaire de Bétharram tourne à l’affrontement politique
Certes, le long dialogue entre le chef du gouvernement et les députés n’a pas permis d’éclaircir toutes les zones d’ombre entourant le scandale des violences et des viols qui font l’objet de plus de 200 plaintes visant le collège-lycée Notre-Dame-de-Bétharram, établissement catholique situé près de Pau, ville dont M. Bayrou est resté maire. Mais l’exercice, diffusé en direct, s’il demande à être mieux maîtrisé, a démontré son utilité et fait apparaître les différents niveaux de lecture de cette retentissante affaire. Un objet politique gênant pour un premier ministre accusé de l’avoir étouffé lorsqu’il était président du conseil général et ministre de l’éducation nationale ; la terrible omerta qui a pesé sur des violences psychologiques, physiques et sexuelles perpétrées entre les années 1950 et 2000 dans une institution religieuse réputée ; enfin, les leçons à en tirer pour aujourd’hui.






