Le ministre britannique des affaires étrangères, David Lammy, à la Chambre des communes, le 20 mai 2025. - / AFP
Les Britanniques, jusqu’alors alliés inconditionnels d’Israël, ont brutalement changé de ton ces quarante-huit dernières heures, alors que le gouvernement de Benyamin Nétanyahou continue de bloquer presque complètement l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza. Lundi 19 mai, le premier ministre travailliste, Keir Starmer, s’est associé au président français, Emmanuel Macron, et au premier ministre canadien, Mark Carney, pour dénoncer « fermement » l’expansion de la guerre à Gaza et les souffrances humaines « intolérables » des Palestiniens affamés par le gouvernement israélien, tout en menaçant de prendre « des mesures concrètes » si ce dernier ne lève pas ses restrictions. Mardi 20 mai, depuis la Chambre des communes, le ministre des affaires étrangères, David Lammy, a mis ces avertissements à exécution en annonçant la suspension des négociations d’un accord de libre-échange avec Israël.
Le gouvernement Starmer a également annoncé de nouvelles sanctions contre des colons en Cisjordanie, et l’ambassadrice israélienne à Londres, Tzipi Hotovely, a été convoquée par le Foreign Office. M. Lammy a dénoncé un blocage « moralement injustifiable », « intolérable », qui « doit cesser ». Il a également jugé « repoussants, monstrueux et extrémistes » les appels des ministres d’extrême droite du cabinet Nétanyahou à « purifier » Gaza. Toutefois, de nombreux députés britanniques, tous partis confondus, lui ont reproché d’agir très tardivement et de ne pas en faire suffisamment pour « sauver les enfants palestiniens ». De nombreux élus du Labour ont dénoncé un « génocide » et réclamé de leur chef de file, Keir Starmer, la suspension totale des ventes d’armes britanniques à Israël et la reconnaissance de la Palestine.









