CÉLIA CALLOIS
Zaina Rochdi a 19 ans quand son père rencontre ses premiers problèmes avec sa société. « Un jour, il me demande de l’accompagner chez un expert-comptable. Et j’ai eu un déclic bizarrement ! », confie la trentenaire, qui s’amuse de son anecdote. Assise dans le cabinet d’un « vieux monsieur à lunettes », celle qui cravache à l’époque en classe préparatoire d’ingénieur est captivée par ce qu’elle voit. « Il épaulait mon père, lui trouvait des solutions… Il était le médecin de l’entreprise ! », s’enthousiasme encore Zaina Rochdi.
La Parisienne suit le parcours classique, bien qu’assez lourd : diplôme de comptabilité et de gestion (DCG), puis diplôme supérieur de comptabilité et de gestion (DSCG) au Conservatoire national des arts et des métiers et trois années de stage obligatoire à l’issue desquelles elle décroche du premier coup son diplôme d’expertise comptable (DEC), le 10 janvier. « J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps ! », dit-elle, remerciant son mental d’acier. Le lendemain, embauchée dans une entreprise, Zaina Rochdi conseillera des clients qui s’expatrient aux Emirats arabes unis. Le tout est payé 55 000 euros brut par an.
Il vous reste 87.64% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.






