Le président du groupe parlementaire La Droite républicaine, Laurent Wauquiez (à droite), s’entretient avec le député LR Michel Herbillon, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 20 mai 2025. JULIEN DE ROSA/AFP
Comment tourner la page après une lourde défaite ? Laurent Wauquiez a sa méthode. Surclassé par Bruno Retailleau, le ministre de l’intérieur, dimanche 18 mai, lors de l’élection pour la présidence du parti Les Républicains (LR, 74,3 % contre 25,7 %), l’Auvergnat est « déjà remonté sur le cheval », comme le résume son ami, Jean-Pierre Taite, député de la Loire. Mardi à la mi-journée, le chef du groupe La Droite républicaine a sollicité un vote de confiance. A l’unanimité (et à main levée), les députés l’ont reconduit dans ses fonctions. L’heure n’était pas à la fronde. « Il faut dissocier le parti et le groupe, sa défaite de dimanche n’a pas entaché sa légitimité », souligne Patrick Hetzel (Bas-Rhin). « J’ai soutenu Bruno Retailleau, mais personne n’a envie de faire sauter Wauquiez qui est un bon président de groupe », prolonge l’élu de la Manche, Philippe Gosselin.
C’est donc en chef de groupe conforté que Laurent Wauquiez a accueilli Bruno Retailleau, invité de la réunion hebdomadaire des députés LR. « Je serai le garant du rassemblement avec Bruno [Retailleau], j’ai connu la tête du parti en 2017. J’ai connu les divisions, je ne jouerai pas ce jeu », a lancé l’élu de la Haute-Loire avant l’arrivée du nouveau président. Rompue pendant la campagne, la communication a repris entre les deux hommes. Bruno Retaillleau doit parler dans les prochaines heures à son ancien adversaire.







