Le député Aurélien Rousseau, à Paris, le 8 juillet 2024. AURELIEN MORISSARD/AP
Le député Place publique (parti coprésidé par Raphaël Glucksmann) Aurélien Rousseau, ancien directeur de cabinet d’Elisabeth Borne à Matignon et ancien ministre de la santé, a reconnu, mardi 20 mai, « une erreur d’appréciation » sur l’affaire des eaux minérales naturelles traitées, affirmant néanmoins qu’il n’y avait « pas de scandale sanitaire ».
« Quand on fait le retour en arrière et quand on voit la situation aujourd’hui, il vaut mieux être clair et admettre, oui, une erreur d’appréciation », a dit sur France Inter celui qui fut le premier collaborateur d’Elisabeth Borne entre mai 2022 et juillet 2023, avant de devenir ministre de la santé jusqu’en décembre de la même année. « C’est grave parce que c’est les consommateurs qui ont payé l’addition, mais ils n’ont pas payé l’addition sur leur santé », a-t-il insisté.
L’affaire des traitements illicites utilisés pour certaines eaux minérales, révélée par Le Monde et Radio France en janvier 2024, a fait l’objet d’une « dissimulation par l’Etat » relevant d’« une stratégie délibérée », a accusé lundi, dans son rapport, la commission d’enquête sénatoriale sur les pratiques des industriels de l’eau en bouteille.







