Agathe Habyarimana, veuve du président rwandais dont l’assassinat a déclenché le génocide de 1994, s’adresse à la presse au palais de justice de Paris, le 30 avril 2014. BERTRAND GUAY / AFP
Les investigations contre Agathe Habyarimana pour son éventuel rôle lors du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 sont closes, sans que la veuve de l’ancien président rwandais n’ait été mise en examen. Les juges ont conclu que les témoignages à charge étaient « contradictoires, incohérents voire mensongers ».
Selon des sources proches du dossier, la juge d’instruction du pôle crimes contre l’humanité du tribunal judiciaire de Paris a rendu sa décision de fin d’information vendredi 16 mai. Placée depuis 2016 sous le statut intermédiaire de témoin assisté, Agathe Habyarimana, 82 ans, échappe donc à ce stade à un procès.
« Absence d’éléments circonstanciés et concordants »
Cette décision pourrait augurer d’un non-lieu, d’ici quelques mois. Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a saisi en septembre la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris pour demander la mise en examen de Mme Habyarimana pour entente en vue de commettre un génocide.






