L’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’OTAN, Matthew Whitaker, au siège de l’OTAN à Bruxelles, le jeudi 3 avril 2025. VIRGINIA MAYO / AP

Un mois après son arrivée à Bruxelles, l’ambassadeur Matthew Whitaker le dit clairement : le président Donald Trump l’a nommé à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) pour organiser une « transition » dont le but est la prise en charge par les Européens de la mission de dissuasion et de défense de leur continent.

Sur les modalités, c’est plus compliqué, au-delà de la demande faite aux alliés de consacrer 5 % de leur produit intérieur brut aux dépenses de défense. L’intervention de l’ambassadeur américain, vendredi 16 mai, au cours d’une conférence sur la sécurité à Tallinn, a montré l’ampleur de la tâche, à quelques semaines du sommet de l’OTAN à La Haye, du 24 au 26 juin.

M. Whitaker, dont c’est le premier poste dans la diplomatie et le domaine de la sécurité, a posé deux priorités pour les Etats-Unis : les Européens doivent prendre le relais pour assurer leur défense conventionnelle et l’augmentation des budgets de la défense doit se traduire par l’achat d’équipements américains.

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