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hroniquer l’absence, ce n’est pas facile. La question environnementale a occupé exactement cinq des cent quatre-vingt-dix minutes de l’intervention d’Emmanuel Macron, mardi 13 mai sur TF1. Si ce n’est pas du vide, cela s’en rapproche de près, et remplir deux colonnes du Monde à partir d’un matériau aussi ténu semblait, à première vue, relever de la gageure. Il y a en réalité bien des choses à en dire.
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En elle-même, la séquence ouverte vers 23 h 06 avec une question enregistrée du fondateur de l’association Banlieues Climat, Féris Barkat, appelle peu de commentaires. Le président de la République a pu y réagir en s’adressant de multiples satisfecit sur l’exemplarité supposée des entreprises minières tricolores, sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre intérieures de la France, sur son engagement à protéger les grands fonds marins lors de la prochaine Conférence des nations unies sur l’océan.
Contrairement à bon nombre des autres thèmes abordés – la guerre, les retraites, le déficit, etc. –, la question environnementale n’a fait l’objet d’aucune confrontation de points de vue ou d’analyses, ni d’aucune critique à laquelle M. Macron aurait eu à répondre.






