Le vice-président de la Commission européenne Stéphane Séjourné, la ministre déléguée à l’égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, la ministre de la culture, Rachida Dati, et la présidente du Festival de Cannes, Iris Knobloch, à Cannes, le 17 mai 2025. SAMEER AL-DOUMY/AFP
On se croirait presque revenu en arrière, au moment des rudes négociations au sein du GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce), en 1993, quand l’Europe s’était battue bec et ongles face aux Etats-Unis pour que la culture ne soit pas considérée comme une marchandise comme les autres. Cela a permis aux Etats européens de soutenir leur industrie cinématographique et audiovisuelle en imposant des quotas de production et de diffusion d’œuvres européennes. C’est ainsi que Netflix et Disney+, par exemple, doivent financer les films hexagonaux. Sans compter que, sur chaque ticket d’entrée de film américain en salle en France, un pourcentage sert là encore à financer la production nationale.
L’administration du président américain, Donald Trump, est partie en guerre de façon frontale dès le 21 février contre ce système d’exception culturelle, mis en place depuis 1994, et a promis de tout faire pour éliminer ces barrières au commerce extérieur. Ce qui fragiliserait tout l’écosystème français et européen.







