« Talleyrand au Congrès de Vienne (1814-1815) », de Guglielmo Ferrero, préface de Louis Rougier, Les Belles Lettres, « Le goût de l’histoire », 392 p., 19 €, numérique 14 €.
« Mélancolie de l’Europe », de Stefan Zweig, traduit de l’allemand par David Sanson et Guillaume Ollendorff, édité et préfacé par Bertrand Dermoncourt, J’ai lu, 250 p., 8 €.
« Février 33. L’hiver de la littérature » (Februar 33. Der Winter der Literatur), de Uwe Wittstock, traduit de l’allemand par Olivier Mannoni, Le Livre de poche, 412 p., 9,40 €.
« Talleyrand, reviens, ils sont devenus fous ! » On s’étonne vraiment, après lecture de Talleyrand au Congrès de Vienne, de l’historien italo-suisse Guglielmo Ferrero (Plon, 1940), que pareil tract ou appel ne fleurisse pas aux murs de tous les hauts lieux diplomatiques, Washington, Riyad ou Bruxelles. Gendre du criminologue Cesare Lombroso, historien de la Rome antique et physicien de l’histoire, comme d’autres en sont les théologiens ou les économistes, Ferrero (1871-1942) nous offre, en effet, avec cette évocation conçue en temps de détresse, une vision singulièrement atypique et passionnante de celui qui fut, au gré des séismes politiques ou des météos idéologiques, pliant sans rompre et tanguant sans couler, évêque d’Autun ou liquidateur des biens du clergé, ministre de Napoléon ou de Louis XVIII, ambassadeur ou député.






