Un hôtel détruit à Kramatorsk, dans la région de Donetsk (Ukraine), le 25 août 2024. Le bombardement russe avait blessé deux journalistes de Reuters, tandis qu’un conseiller en sécurité travaillant pour l’agence britannique avait été tué. GENYA SAVILOV / AFP
Parmi les traditions qui font le sel du métier de journaliste de guerre figurent les rencontres avec les consœurs et confrères, le soir à l’hôtel, autour d’un verre, après une dure journée de labeur. Mais d’un moment de détente, l’hôtel en zone de front est devenu une source d’angoisse du fait de la guerre aérienne menée par la Russie à l’Ukraine, si l’on en croit un rapport des organisations non gouvernementales (ONG) internationale Reporters sans frontières (RSF) et ukrainienne Truth Hounds, publié vendredi 16 mai.
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Intitulée « Faire taire les journalistes en bombardant leurs hôtels », l’enquête de 70 pages comptabilise, depuis le début de l’invasion russe à grande échelle, le 24 février 2022, 31 frappes des forces armées russes contre 25 hôtels ukrainiens situés dans des zones proches du front et hébergeant fréquemment des journalistes. Le bilan de cette « campagne de ciblage » est de un mort et sept blessés.






