Un rassemblement à l’appel d’APF France Handicap pour réclamer l’application de leurs droits, place de la République à Paris, le 15 mai 2025. ALAIN JOCARD / AFP
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, jeudi 15 mai à Paris, pour dénoncer l’application « parcellaire » de la loi historique de 2005 sur le handicap et la réponse « décevante » du gouvernement, appelant à un « sursaut citoyen ».
« Liberté, égalité, accessibilité », « Handicap, stop à l’apartheid social », « Pour une République qui respecte les droits qu’elle vote », « la République c’est nous aussi », peut-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants, dont une grande partie en fauteuil roulant, réunis place de la République à l’appel de l’association APF France Handicap.
« Pour la huitième année consécutive, le handicap reste la première cause de discrimination en France et on s’étonne de notre impatience », a déclaré Pascale Ribes, présidente d’APF France Handicap. « Il faudrait nous satisfaire de promesses, de morceaux de liberté ? Ça suffit ! », a-t-elle ajouté, appelant la société civile à se mobiliser sur cette question.
« C’est un problème qui concerne l’ensemble de la société », abonde Claire, Bordelaise de 53 ans. « Quand on met un euro dans l’accessibilité, c’est également dans l’accessibilité pour les personnes âgées, pour les parents qui ont des poussettes, pour la personne qui a un accident du travail et qui se retrouve momentanément en fauteuil. »






